Le palper-rouler est une manœuvre superficielle de mobilisation de la peau. Cette dernière est saisie entre la pulpe du pouce, de l’index et du majeur de façon à former un pli cutané et à le faire rouler de proche en proche. Cette technique exerce une double action tissulaire et circulatoire : la peau est assouplie, régénérée et tonifiée, la micro-circulation locale est activée.

LE MECANISME

Lors du palper-rouler, les forces et pressions exercées sur les tissus provoquent une sortie forcée des acides gras des adipocytes qui les stockaient. La quantité d’acides gras libérée dépend de la durée et de la “puissance” du traitement.

Si la pression est trop forte ou trop prolongée, le tissu adipeux est écrasé et la structure tissulaire est détruite, laissant à l’intérieur du tissu des débris qui vont provoquer une réaction inflammatoire qui va déterminer le succès ou non du traitement.

En effet, si la réaction inflammatoire est trop forte, l’organisme va tenter de reconstruire le tissu délabré en recréant, à terme, de nouveaux adipocytes de stockage tout neufs. De plus, à chaque destruction, des molécules inflammatoires appelées cytokines vont se propager et répandre la nouvelle afin que le corps se défende contre cette agression externe.

UN PALPER ROULER A INTERVALLES REGULIERS

Les tissus gras libérés après le palper-rouler vont être recyclés dans la circulation sanguine générale et être traités dans le foie. Si la quantité d’acides gras affluant vers le foie est trop importante, le foie ne peut pas tout métaboliser et ces acides gras encore libres vont être restockés dans d’autres parties du corps. De plus, pendant que le foie s’occupe de ces acides gras arrivant en grand nombre, il est totalement occupé à cette tâche et ne peut pas assurer son travail classique d’épurateur.

Les séances doivent être douces et à intervalles réguliers et espacés. Le geste doit être assuré par une professionnelle apte à mesurer les limites de son intervention.

QUI STOCKENT LES ACIDES GRAS : LES ADIPOCYTES

Nous fabriquons des adipocytes tout au long de notre vie et ce, en fonction de nos besoins de stockage. Ce phénomène est sous la dépendance d’acides gras insaturés appelés Oméga 6. On les trouve dans les huiles de maïs, de tournesol, de soja et sésame principalement. Ce sont des molécules très inflammatoires qui détiennent les clés précoces de nos prises de poids.

Les adipocytes ne meurent pas biologiquement, nous les gardons pour la vie, c’est pour cela qu’il faut éviter à tout prix des prises de poids intempestives en se disant, je ferai un régime miracle plus tard. Vous ne ferez que les vider beaucoup ou peu mais ils se rempliront à nouveau à la première occasion. Il faut donc diminuer les omégas 6 et favoriser les omégas 3 sans toutefois en abuser.

LES ALIMENTS A EVITER

Consommer des sucres rapides (à index glycémique élevé) provoque la sécrétion d’une hormone, l’insuline, qui va déclencher le stockage de ces sucres sous forme de vacuoles d’acides gras dans les adipocytes.

Il est important lorsque l’on décide d’une intervention même douce comme un palper-rouler, d’éviter de consommer des sucres rapides (miel, banane, pastèque, bière, sodas, biscottes, cornflakes, pain complet, pain de mie, nouilles chinoises, riz blanc, couscous, semoule, pommes de terre, raviolis, betteraves, carottes cuites, fèves, chips, pop corns, pâtisseries, viennoiseries, crème glacée…)

La mode des régimes hyper-protéinés provoque une grande consommation de protéines, en général d’origine animale, ce qui entraîne une acidification du sang. Le pH du sang est proche de celui de l’eau, c’est à dire ni acide ni basique. L’équilibre est très important car trop d’acides entretient l’inflammation dont que nous avons au-dessus. L’acidité oblige l’organisme à mobiliser des “tampons” afin de compenser cette acidité, ce sont les ions magnésium et surtout calcium, ce qui risque d’aggraver l’ostéoporose.

Il est donc important lorsque l’on décide d’une intervention même douce comme un palper-rouler, d’éviter de consommer des sucres à index glycémique rapide.